La 12ᵉ édition du Festival Czech-In, consacrée au cinéma tchèque et d’Europe centrale et placée cette année sous le signe de la liberté, dévoile le palmarès de ses deux jurys : le jury professionnel et le jury étudiant.
Le palmarès du jury professionnel
Grand Prix : Popel (Cendres), de Oier Plaza
Décerné à l’unanimité, le Grand Prix récompense un documentaire d’une grande rigueur historique et d’une profonde sensibilité, qui explore la mémoire, le deuil et le courage face à l’oubli. Le jury a notamment salué la pudeur de l’écriture, la qualité de l’image et la force des séquences d’animation.
Mention spéciale : Dead Language, d’Oded Ben Nun et Mihal Brezis
Le jury a distingué la finesse de la mise en scène, la qualité de la photographie et la subtilité des personnages, tout en soulignant l’importance de cette coproduction entre Israël, la République tchèque et la Pologne, porteuse de dialogue et de compréhension mutuelle.
Mention spéciale : Vive Kaprálová, de Petr Záruba
Ce documentaire consacré à la compositrice et cheffe d’orchestre tchèque Vítězslava Kaprálová a convaincu le jury par son travail sur les archives et sa manière sensible de faire dialoguer passé et présent, contribuant ainsi à faire redécouvrir une artiste longtemps oubliée.
Le palmarès du jury étudiant
Petite Marguerite d’or : Broken Voices, d’Ondřej Provazník
Le jury étudiant a récompensé la subtilité du récit, la justesse de l’interprétation des deux jeunes actrices et la tension qui traverse ce film sur les relations humaines, la jalousie et l’empathie.
Prix de l’image : Primus le robot, de Max Delagrave
Le prix distingue le travail esthétique du film, son atmosphère à la fois poétique et oppressante, ainsi que la précision de sa lumière et la singularité de ses choix visuels.
Prix du scénario : Chlieb náš každodenný (Liquid Bread), d’Alica Bednáriková
Le jury a salué la finesse du portrait d’une famille dysfonctionnelle, la qualité de l’humour et la maîtrise de la narration.
Coup de cœur du jury : I Died in Irpin (2024), d’Anastasiia Falileieva
Ce court métrage autobiographique a touché le jury par la justesse de son regard sur les premières heures de l’invasion russe en Ukraine et par la force expressive de son animation, qui évoque la violence sans jamais la masquer.
Le cinéma comme espace de mémoire, de liberté et de dialogue
À travers ces distinctions, le Festival Czech-In poursuit son engagement en faveur de la diversité des cinématographies d’Europe centrale et orientale, en mettant en lumière des œuvres singulières qui interrogent notre histoire, nos sociétés et notre rapport au monde.
La 12ᵉ édition du Festival Czech-In se poursuit à Paris jusqu’au 23 octobre 2026, avec notamment la projection de Pourquoi Havel? et Désir de Vojtěch Jasný, le mercredi 21 octobre au cinéma Saint-André-des-Arts, ainsi qu’une table ronde consacrée à l’héritage européen de Václav Havel, suivie de la projection du documentaire Václav Havel : Une vie en liberté, le vendredi 23 octobre à l’Auditorium de l’Hôtel de Ville de Paris.


